lettre de la sénatrice Angèle Préville du 04/05/2018

lettre relative au droit à l'erreur pour les collectivités territoriales

L'avenir de l'offre scolaire dans le Lot. Rapport mars 2018

consulter le Rapport d'Huguette Tiegna de mars 2018

Les Newsletters d'Aurélien Pradié, député

n°1 novembre 2017

n°3 avril 2018

La lettre de l'Etat dans le LOT

n° 7 de mars 2018

Etats généraux de l'école rurale pour l'avenir de l'école lotoise. 2018

Madame, Monsieur, Chers collègues,

Le 19 février dernier, nous avons lancé dans notre département une démarche inédite et novatrice : « les États Généraux de l’École Rurale. » Notre volonté était claire : réfléchir ensemble et valoriser les atouts de notre École rurale.

Durant plus d’un mois, chaque lundi, une centaine d’acteurs locaux venus de tout le département, élus, parents d’élèves, enseignants, représentants syndicaux, collectifs citoyens et parlementaires, se sont réunis pour travailler collectivement à la rédaction d’un véritable plan d’action pour notre École. Différents thèmes ont été abordés : une École rurale ouverte, ancrée dans son territoire ; une École rurale connectée ; une École rurale de l’inclusion ; une École rurale au cœur de l’attractivité des territoires, vers un service complet de l’enfance.

Cette démarche participative a connu un grand succès, marquant l’intérêt central qu’occupe l’Éducation pour nos concitoyens.

Je veux saluer notamment, la participation de : Jean-Marc Vayssouze, Président de l’AMF46, Marie Piqué, Vice-présidente de la Région Occitanie, Angèle Préville, Sénatrice, Jean-Claude Requier, Sénateur, (précisons que tous les parlementaires lotois ont été sollicités), Nelly Ginestet et Marc Gastal, Vice-présidents du Département et représentants du Président du Département du Lot, Monsieur Pageot et Madame Fournier, représentants de l’AMRF46, Philippe Canceil, représentant du Collectif Citoyen pour la Sauvegarde des Écoles de Village, et Pierre Dufour pour le Collectif « La petite école est une chance ». Nous avons su donner une image très positive de notre département, en dépassant les clivages politiques pour défendre l’intérêt général. Cette démarche au service du Lot est à saluer.

D’ailleurs, de nombreux médias nationaux ont relayé notre travail en soulignant à chaque fois notre capacité de mobilisation en faveur de l’École rurale. 

Depuis de nombreuses années, notre École est trop peu mise en avant. Les décisions nationales s’imposent à nous à chaque rentrée scolaire, ne poursuivant qu’une seule logique stérile : la règle comptable. C’est pour rompre cette logique que nous avons réuni les différents acteurs de l’École et de nos territoires, dans un esprit de travail participatif et constructif.

Notre conviction est claire : notre École et notre ruralité portent des atouts forts et nos enfants y apprennent et grandissent mieux. Il est temps de la reconnaître comme telle.

 Non seulement l’État doit cesser d’appliquer la seule règle numérique d’attribution de postes qui ne prend pas en compte les singularités de nos campagnes. Il doit accepter de nous donner des moyens spécifiques qui nous permettent d’innover et de contribuer ainsi à l’Éducation nationale de notre pays.

A l’heure où les Métropoles étouffent et ne parviennent plus à relever les défis de l’affluence de populations, nos territoires ont un rôle stratégique à jouer.

Nos 30 propositions sont le fruit d’un important travail conduit avec sérieux et volontarisme. Elles doivent permettre de fixer un cap, un contenu et des conditions particulières à une future convention avec l’État pour les années à venir.  

Nous venons de transmettre officiellement ces 30 propositions au Ministre de l’Éducation nationale, à Madame la Rectrice de l’Académie de Toulouse, chancelière des universités, au Directeur académique des services de l’Éducation nationale du Lot et au Préfet du Lot.

Nous défendrons nos orientations avec détermination dans les semaines et les mois qui viennent. Grâce à ce travail, nous nous plaçons en situation de proposer des solutions concrètes.

Je tenais aujourd’hui à vous adresser le fruit de notre réflexion. Les maires et élus municipaux sont les premiers concernés par les choix scolaires. C’est d’ailleurs pour cela que nous demandons à ce que chaque maire qui dispose d’une école sur sa commune puisse être associé à la signature d’une nouvelle convention avec l’Etat.

C’est avec vous que nous réussirons et c’est ainsi que je conçois ma mission de Député du Lot, au service des Lotoises et des Lotois, et de notre ruralité.

 Dans cet engagement sincère, il n’y a pas de clivages politiques ; seul l’intérêt général doit nous préoccuper. 

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de mon engagement fidèle.   

 Aurélien PRADIÉ

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